La triste histoire d’Ayana, décédée à 8 mois, n’est pas une généralité !

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📌 Rappel-infos : Ayana 7 mois vaccinée le 5 Mai 2015 Prevenar / Infanrix. (Bientôt 11 vaccins obligatoires…)
Dans la nuit du 5 au 6 mai 2015, quelques heures après avoir reçu l’injection des vaccins Prevenar et Infanrix coqueluche, hépatite B, polio, tétanos, diphtérie…
Ayana, a été victime d’une forte fièvre, suivie de convulsions. Conduite au CHU d’Angers, la fillette a été plongée dans un coma artificiel avec ventilation mécanique.
Rapidement, les médecins ont détecté des lésions neurologiques irréversibles, incompatibles avec un traitement et source de souffrance.
48h plus tard, ses parents ont accepté l’arrêt des soins…

Liens
🔹 Angers : les parents de la fillette dans le coma acceptent l’arrêt des soins
🔹 La ministre de la santé envisage de rendre onze vaccins obligatoires
🔹 Vaccins : les sels d’aluminium sont-ils dangereux ?
L’aluminium, présent dans 60% des vaccins, serait potentiellement dangereux.
🔹 Ligue Nationale Pour la Liberté des Vaccinations

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Ce qui est vrai

Après vaccination, il est très fréquent de voir apparaître une fièvre modérée (entre 38°C et 39°C) et transitoire chez 1/3 des patients. Une fièvre supérieure à 39,5°C est également recensée chez 1,5% des vaccinés, et dans 0,1% des cas, la fièvre dépasse 40°C . Des convulsions sont également susceptibles d’apparaître à une fréquence comparable (de 0,01% à 0,1%). Un traitement contre la fièvre peut être alors administré, sous contrôle médical.

 

Ce qui est faux

Emmanuel Ludot, l’avocat des parents, a révélé à la presse les conclusions de l’expertise médicale. « Cette enfant a eu le cerveau détruit par une hyperthermie maligne. C’est la fièvre de 42,5°C qui est à l’origine de cette destruction. Si cette fièvre avait été traitée en temps et en heure, nous ne serions pas au chevet d’un bébé qui est sur le point de mourir« .

La terminologie renvoie en effet à de fortes fièvres causées le plus souvent par une intolérance génétique à certaines substances anesthésiques (anomalie rare présente chez 0,001% à 0,01% de la population et ne se déclarant que dans un tiers des cas).

Pour le pédiatre Robert Cohen, l’évolution des préconisations quant à la conduite à tenir face à la fièvre du nourrisson (ne pas couvrir l’enfant) font que les cas recensés de très fortes hyperthermies sont désormais « essentiellement liés à de telles prédispositions« .

L’intensité de la fièvre constatée chez Ayana Pitel est donc particulièrement hors norme, et possiblement liée à une situation individuelle rare.

  • Ne pas se faire vacciner n’est pas la solution !

Nous venons de voir que le cas de Ayana est extrêmement rare. Il est donc inutile voire néfaste de généraliser cette situation à tous les enfants, qui n’auront au pire qu’une légère fièvre post-vaccination. Inutile aussi d’alarmer sur les soi-disants « graves dangers » de la vaccination, car sur la population globale, la vaccination sauve des vies beaucoup plus qu’elle n’en prend (2 millions de vies sauvées chaque année). En effet, vu les graves symptômes (potentiellement mortels) des maladies contre lesquelles les vaccins incriminés protègent, la balance bénéfice / risque est grandement en faveur de la vaccination… (voir « fiches maladies » de l’Institut Pasteur).

Le fait de recevoir plusieurs vaccins simultanément ne « surcharge » pas le système immunitaire : le système immunitaire humain a une capacité très importante de répondre aux antigènes. Selon des travaux publiés en 2002 dans la revue Pediatrics, l’organisme d’un nourrisson en bonne santé pourrait répondre sans danger à l’administration simultanée de 10.000 antigènes. Un vaccin combinant dix types d’antigènes mobiliserait ainsi moins de 0,1% de son système immunitaire.

Le principal avantage de la vaccination combinée est d’améliorer le respect du calendrier vaccinal (moins de rendez-vous médicaux), et donc d’accroître la couverture vaccinale contre de nombreuses pathologies.

  • La fièvre post-vaccination n’est en rien liée à l’aluminium présent dans certains vaccins.
  • La petite était dans le coma depuis plus 40 jours quand les parents ont accepté l’arrêt des soins, et non 48h …

Au-delà de la prédisposition génétique de cette enfant à mal réguler sa température, c’est surtout la responsabilité du médecin du SAMU de l’Orne qui est mise en cause.

L’agence régionale de santé (ARS) de Basse-Normandie a poursuivi en janvier 2016 le médecin généraliste qui assurait une garde de régulation de permanence des soins ambulatoire à son domicile pour le Samu de l’Orne, dans la nuit du 4 au 5 mai 2015. […]

Dans leur décision, les juges ordinaux concluent que « l’interrogatoire très insuffisant de la mère » par le médecin ne lui a pas permis de « porter un diagnostic pertinent de l’urgence. Ils critiquent une « prescription approximative de médicament » et « l’omission de toute diligence tendant à garantir un suivi médical, éventuellement hospitalier ».

A ces « manquements graves aux obligations déontologiques » justifiant une suspension d’un an dont six mois avec sursis, la chambre disciplinaire a ajouté le constat d’une « insuffisance de compétence professionnelle », enjoignant au médecin de « suivre une formation dans le domaine de la régulation médicale ».


Conclusion

Certes, les vaccins sont des médicaments, ils peuvent provoquer des effets indésirables à plus ou moins grande fréquence. Dans de très rares cas, certaines personnes prédisposées vont mal réagir à l’administration de ces médicaments, mais ce risque est documenté dans le Résumé des Caractéristiques du Produit (connu des autorités et de la population). La prise en charge d’un effet secondaire grave doit être RAPIDE et EFFICACE, malheureusement cela n’a pas été le cas ici.

En résumé, le risque zéro n’existe pas et il y aura toujours des cas exceptionnels, mais il est inutile de hurler au scandale contre des traitements qui, à l’échelle de la population MONDIALE, ont sauvé énormément plus de vies que le contraire.

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Sources : France Info TV (Ayana) – France Info TV (Fièvre) – Inserm Institut PasteurSFMU