Non, il ne s’agit pas d’une vraie photo de Giorgia Meloni.

TEXTE traduit (sur X – ex-Twitter – et Facebook) :

Qu’une Première ministre se présente dans un tel état est véritablement honteux. Indigne de la fonction institutionnelle qu’elle occupe. Elle n’a aucun sens de la honte. »

Des petits coquins se sont amusés à créer des images IA de Giorgia Meloni la Première ministre italienne, dont une la montrant en sous-vêtements sur son lit. Cette supercherie est devenue virale. Beaucoup de personnes étaient convaincues que ces photos truquées étaient réelles. 

Cela a fait d’elle la cible de nombreuses critiques.

Un internaute a par exemple écrit la publication suivante pour accompagner la « photo » :

« Qu’une Première ministre se présente dans un tel état est véritablement honteux. Indigne de la fonction institutionnelle qu’elle occupe. Elle n’a aucun sens de la honte. »

Nous avons passé la photo au détecteur d’IA et le résultat est sans équivoque :

La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a tenu personnellement à clarifier les choses :

« Réfléchissez avant de partager »

« Ces derniers jours, plusieurs fausses images de moi ont circulé, générées à l’aide de l’intelligence artificielle et présentées comme authentiques par certains adversaires trop zélés. »

« Je dois admettre que leur auteur, du moins dans le cas présent, m’a aussi considérablement amélioré », a-t-elle plaisanté.

« Mais il n’en reste pas moins que, pour attaquer et inventer des mensonges, presque tout est utilisé de nos jours. » 

Voilà  ce qu’elle a écrit sur Facebook.

Dans la publication, Giorgia Meloni a partagé l’image créée par IA la représentant en lingerie, assise sur un lit.

Dans son message, Giorgia Meloni a dénoncé une forme de cyberharcèlement, alertant sur les dangers croissants des images générées par IA. Selon elle, ces contenus peuvent facilement tromper et nuire.

« Ce problème me dépasse. Les deepfakes sont un outil dangereux car ils peuvent tromper, manipuler et nuire à n’importe qui. Je peux me défendre. Beaucoup d’autres ne le peuvent pas. »

« C’est pourquoi une règle doit toujours s’appliquer : vérifier avant de croire et réfléchir avant de partager. Car aujourd’hui cela m’arrive, demain cela pourrait arriver à n’importe qui. » a-t-elle ajouté.

Giorgia Meloni : ensemble disons non aux deepfakes IA

La lutte contre les risques liés à l’IA et aux deepfakes occupe désormais une place importante dans le programme du gouvernement d’extrême droite dirigé par Giorgia Meloni.

En septembre dernier, l’Italie est devenue le premier pays de l’Union européenne à adopter une loi globale encadrant l’IA.

Cette dernière prévoit des peines de prison pour les usages malveillants, notamment les deepfakes, ainsi que des restrictions pour les mineurs.

Cette loi, alignée sur le cadre européen sur l’IA, fait suite à un scandale. Ce dernier impliquait un site pornographique diffusant des images manipulées de femmes italiennes influentes, provoquant une forte indignation dans le pays. 

Giorgia Meloni et la cheffe de l’opposition Elly Schlein figurent parmi ces malheureuses femmes. Ces images, issues de réseaux sociaux ou de photos publiques, avaient été modifiées avec des légendes vulgaires et sexistes.

Les clichés ont ensuite été diffusés sur une plateforme rassemblant plus de 700 000 abonnés. De nombreuses femmes politiques, tous camps confondus, y étaient représentées de manière sexualisée ou déformée.

La police italienne a ordonné la fermeture du site, tandis que le parquet de Rome a ouvert une enquête pour plusieurs infractions présumées. Dont la diffusion illégale d’images sexuelles explicites, la diffamation et l’extorsion.

Juste pour signaler que la première publication venait d’un internaute appelé « Roberto Granisso » qui est comme indiqué sur son profil « un concepteur d’image gérée par Intelligence Artificielle » (ci-dessous), cette « photo » n’étant qu’une parmi d’autres concernant Giorgia Meloni.

lebigdata.fr