Non, il n’est pas prouvé que ces plantes médicinales sont des remèdes contre le cancer.

Depuis que le web existe, beaucoup de publications affirment que l’on peut guérir du cancer par des plantes, des fruits et autres. Vous pouvez en retrouver ICI sur ce site en tapant « cancer » dans la barre de recherche

Ces publications sont déjà fausses à la base, puisqu’elles parlent du cancer (au singulier) alors qu’il existe une quantité de cancers et il n’existe aucun remède unique qui les guérirait tous.

Des sites spécialisés sur ce genre de fake news (fausses nouvelles) publient régulièrement sans la moindre censure de la part des réseaux sociaux bien que touchant la santé.

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L’un d’entre eux « santé nutrition.org » est un site français dont la mauvaise réputation remonte à des années. Sa feuille de route est impressionnante : « Conseils bidons, hoax écolos », résumait en 2015 le média français Rue 89. « Le site poubelle de la diététique », qualifiait le blogue « La cure de désintox » en 2017.

« santé nutrition.org » s’adresse directement au public et peut se permettre, pour l’attirer, de ne s’appuyer que sur des titres ronflants, des opinions douteuses, des affirmations non vérifiées ou des nouvelles repiquées de sites américains de santé alternative :

le nombre de gens qui partagent sur les réseaux sociaux (un million d’abonnés sur Facebook) démontre en effet — malheureusement — que la recette continue de fonctionner.

Bien qu’ayant cette réputation, il est toujours important de s’attarder sur ce propagateur de fake news touchant à la santé et qui sont repartagées. L’un des derniers visuels publiés est celui-ci

Le texte sur ce visuel dit ceci :

Les plantes médicinales plus efficaces
que les médicaments contre le
cancer

BARDANE Arctium lappa

TRÈFLE ROUGE Trifolium pratense
CHAPARRAL Larrea tridentata
PAU D’ARCO Tabebuia impetiginosa

Concernant :


BARDANE Arctium lappa : Selon le site : atamanchemicals.com

  • Bien qu’ayant de nombreuses propriétés La bardane (Arctium lappa) ne constitue pas un traitement validé contre le cancer, mais elle suscite l’intérêt de la recherche pour ses propriétés antitumorales potentielles observées en laboratoire. À ce jour, les preuves scientifiques restent insuffisantes pour recommander son utilisation comme traitement principal ou alternatif au cancer chez l’humain. La plupart des résultats prometteurs proviennent d’études in vitro ou sur des modèles animaux.

TRÈFLE ROUGE Trifolium pratense : Selon le site « cancer.be »

Le trèfle rouge (Trifolium pratense) est une plante riche en coumarines et en isoflavones.

  • Les coumarines inhibent l’action de la vitamine K. Elles sont utilisées en médecine pour réduire la capacité de coagulation du sang.
  • Les isoflavones, également appelées phytoœstrogènes ou œstrogènes végétaux, possèdent une action similaire à celle des hormones œstrogènes féminines.

Depuis des siècles, le trèfle rouge sert de fourrage pour les animaux. Il n’est pas intégré à l’alimentation humaine courante mais est disponible sous forme de compléments alimentaires. Il se présente en capsules, comprimés, liquides concentrés ou crèmes

Cependant pour le traitement du cancer :


CHAPARRAL Larrea tridentata : Selon le site « peacehealth.org »

Le chaparral tire son nom de la région où il pousse, les régions désertiques du sud-ouest des États-Unis et du nord du Mexique connues sous le nom d’écosystème du chaparral. Les feuilles et tiges de cette plante ancienne sont utilisées comme remède.

  • Bien que cette plante soit utilisée de manière ancestrale par certaines populations autochtones pour diverses affections, son usage moderne est très controversé en raison de sa toxicité potentielle.
  • Il n’existe actuellement aucune preuve scientifique solide démontrant que le chaparral (Larrea tridentata) peut traiter ou guérir le cancer chez l’humain.

PAU D’ARCO Tabebuia impetiginosa : Selon le site « cancer.org »

Le site American Cancer Society déclare que les preuves existantes provenant d’études contrôlées et bien conçues ne permettent pas d’affirmer que l’écorce de lapacho constitue un traitement efficace dans le cancer humain, et souligne que les effets secondaires du lapacho sont potentiellement néfastes

  • La présence d’hydroquinone parmi les composants du lapacho peut provoquer des effets sévères sur le foie et les reins à forte dose
  • Plusieurs études sur des animaux ont montré l’existence d’effets secondaires potentiels tels que vertiges, nausées, vomissements.

Comme souvent, les publications ayant pour objet la santé sont dépourvues d’études fiables, étant en phase d’expérimentation ou non reconnue. Raison pour laquelle nous finissons toujours un article de ce genre en affirmant que les réseaux sociaux ne sont pas la solution à vos problèmes de santé, et encore moins vos médecins.

team hoax-net.behoax-net.be/cancersciencepresse.qc.ca –  atamanchemicals.comcancer.bepeacehealth.orgcancer.orgAmerican Cancer Society