Non, il n’y a pas de lien entre le paracétamol présent dans le Doliprane, Dafalgan, Tylenol (selon les pays) et l’autisme.

Nous ne comptons pas démentir toutes les fake news publiées ou relatées par Donald Trump, elles sont tellement nombreuses que nous devrions consacrer un site entier rien que pour lui. Cependant, celle-ci touchant entre autres et surtout la santé des femmes, il nous est apparu important d’en faire un article.


Selon Trump, le paracétamol et les médicaments qui en contiennent tels que le Doliprane, Dafalgan et Tylenol, lorsqu’ils sont pris par une femme enceinte, provoqueraient l’autisme de l’enfant.

Plusieurs médias scientifiques, mais aussi d’informations ont démenti ce que l’on peut considérer comme une Fake News (Fausse Nouvelle) dans toute sa splendeur tel que nous habitués « Donald Trump » et son valet  « ministre de la Santé antivax Robert F. Kennedy Jr« .

Toutes ces fausses infos ont commencé lors du Covid-19 où il affirmait sans aucune preuve sérieuse que l’autisme était dû à la vaccination. Puis, ils ont propagé des rumeurs concernant la vaccination contre rougeole-oreillons et rubéole, vaccination qu’ils ont supprimée aux USA. Et voici maintenant le « paracétamol » qui provoquerait l’autisme lorsqu’il est pris par une femme enceinte …

Un article de notre partenaire belge du site « Faky/Rtbf.be » parlait déjà des vaccinations en novembre 2024 avec ce titre :

Vaccins, sida, autisme… retour sur les multiples fausses informations relayées par Robert F. Kennedy Jr

Selon un article du 25 septembre 2025 publié par l‘AFP.com :

« Non, il n’y a pas de lien avéré entre le paracétamol et l’autisme »

Allant à l’encontre du consensus scientifique, le président américain Donald Trump a fortement déconseillé, le 22 septembre 2025, le paracétamol aux femmes enceintes, l’associant à un risque d’autisme élevé pour les enfants.

  • Mais l’OMS, les autorités sanitaires et sociétés savantes de nombreux pays ont très vite réagi pour dénoncer ces propos, réaffirmant qu’il n’existe pas de lien avéré entre le paracétamol et l’autisme. De plus, l’étude régulièrement citée par des membres de l’administration Trump comporte de nombreuses limites et ne remet pas en cause les résultats des études précédentes.

« N’en prenez pas » et « n’en donnez pas à votre bébé », a insisté le président américain lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche dédiée à l’autisme. Au printemps, son ministre de la santé – qui relaie depuis des années des positions anti-vaccins – Robert Kennedy Jr avait promis d’établir « d’ici septembre » les causes de ce trouble, attisant l’inquiétude des experts en raison de la complexité du sujet et des positions du ministre, relais récurrent de fausses informations.

« Selon une rumeur -et j’ignore si c’est le cas- ils n’ont pas de paracétamol à Cuba car ils n’ont pas de quoi s’offrir de paracétamol. Eh bien ils n’ont quasiment pas d’autisme », a encore lancé lors de cette conférence le président qui n’est « ni médecin, ni scientifique » mais « donne son avis ».

  • Habitué des assertions sans fondement scientifique et expertise médicale improvisée, Donald Trump avait par exemple suggéré en 2020 qu’avaler du désinfectant suffirait à se débarrasser du coronavirus.

Toujours est-il que dès le lendemain de la prise de parole de Donald Trump, l’OMS et de nombreuses autorités sanitaires – comme l’agence européenne du médicament (EMA) ou le régulateur britannique du médicament (MHRA) – ont contredit ses propos, réaffirmant qu’il n’existe aucune preuve scientifique démontrant que la prise de paracétamol par les femmes enceintes provoque l’autisme chez leurs enfants.

  • Des chercheurs spécialisés dans l’autisme, indignés, ont d’ailleurs averti que les commentaires du président américain relevaient de la désinformation et étaient susceptibles de provoquer une peur inutile chez les femmes enceintes et de stigmatiser davantage les personnes présentant des troubles du spectre autistique et leurs proches.

Pour rappel et comme pour tout médicament :

il n’est pas dangereux de prendre du paracétamol pendant la grossesse. Mais ce sont les risques liés au surdosage qui sont en cause, en particulier les effets délétères que peut causer trop de paracétamol sur le foie. 

Il faut donc l’utiliser « à la dose la plus faible qui reste efficace, le moins longtemps et le moins fréquemment possible », explique l’EMA.

Le paracétamol reste, de très loin, l’antidouleur le plus sûr pour les femmes enceintes, par rapport à l’aspirine ou l’ibuprofène, absolument déconseillés en fin de grossesse car ils peuvent causer la mort du bébé ou des malformations.

Selon l’Agence nationale de sécurité du médicament (l’ansm.sante.fr)

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À ce jour, les données disponibles ne montrent pas de lien entre la prise de paracétamol pendant la grossesse et l’autisme.

Comme pour tous les médicaments, l’ANSM exerce une surveillance continue des données d’efficacité et de sécurité sur le paracétamol (littérature scientifique, effets indésirables déclarés au dispositif de pharmacovigilance, etc.).

Les nombreuses données portant sur les femmes enceintes ne montrent pas de risque de toxicité fœtale/néonatale chez le fœtus en développement ou chez les nouveau-nés.

En 2019, l’Agence européenne des médicaments (EMA) a examiné plusieurs études portant sur le développement neurologique des enfants exposés au paracétamol pendant la grossesse. Aucun lien avec des troubles du développement neurologique n’a pu être établi.

Il n’existe actuellement aucune nouvelle donnée justifiant une modification des recommandations d’utilisation du paracétamol pendant la grossesse.

Le paracétamol (Doliprane, Dafalgan, Efferalgan, Tylenol etc.) reste le médicament le plus sûr pour soulager les douleurs d’intensité légère à modérée et faire chuter la fièvre pendant la grossesse.

Faky/Rtbf.be – AFP.com – ansm.sante.fr