Non, le dépistage du cancer du sein n’est pas inutile et dangereux comme le prétend « Santé-Nutrition.org ».

Ces dernières semaines des publications déconseillant la mammographie pour le dépistage du cancer du sein, car inutile et dangereuse pour la santé ont fait leur apparition sur le web et sur les réseaux sociaux par le biais du site « SANTE-NUTRITION.ORG .
Site connu et reconnu comme étant un pourvoyeur de fake news (fausses nouvelles) sur la santé depuis 2013.

En 2016, nous vous en avions d’ailleurs informé par l’intermédiaire d’un article de « rue89.nouvelobs.com« . sur notre site on peut d’ailleurs retrouvé plusieurs articles que nous avons fait sur des fausses affirmations de  SANTE-NUTRITION.ORG :


Récemment la page Facebook « Euro Revo » a aussi fait un article concernant ce site et page Facebook :

Plusieurs sources indiquent que Yann Soinard est un webmaster français, ancien développeur ou dessinateur‑concepteur 3D, sans formation médicale ou en nutrition. Il se présente comme éditeur du site Santé‑Nutrition.org et comme indépendant vivant des revenus publicitaires générés par ce site.

Santé‑Nutrition.org, lancé vers 2013, diffuse des contenus sur « santé naturelle », alimentation, remèdes maison, jeûne, etc., très largement partagés sur les réseaux sociaux. Le site affiche un avertissement expliquant que ses contenus sont « éducatifs » et qu’il ne fournit pas de conseils médicaux, tout en multipliant les articles de type remèdes miracles ou dénonciation de la médecine conventionnelle.

Des journalistes, blogueurs scientifiques et sites de FactChecking décrivent Santé‑Nutrition.org comme un site de contre‑information, pseudo‑science, pseudo‑médecine et #conspirationnisme, relayant Rumeurs et théories contestées, notamment sur les vaccins et le cancer. Il lui est reproché de publier des titres sensationnalistes (cures miracles, « médecins n’ont aucune explication », etc.) sans fondement solide et à l’encontre du consensus scientifique.

Une enquête détaillée montre que le site aurait republié au mot près plus de 1 600 articles d’autres auteurs, sans autorisation, ce qui est décrit comme une vaste opération de piratage de contenus de santé francophones. Ces pratiques sont présentées comme susceptibles de relever de la contrefaçon au sens du droit d’auteur, avec des risques théoriques de sanctions pénales et financières.

Plusieurs sources (dont des #nutritionnistes et des #debunkers) recommandent explicitement de boycotter Santé‑Nutrition.org et de ne pas partager ses articles sur les réseaux sociaux, en raison du mélange de plagiat et de fausses informations potentiellement dangereuses pour la santé.

REVENONS A L’AFFIRMATION DE Santé‑Nutrition.org SUR LE DEPISTAGE DU CANCER DU SEIN QUI SERAIT INUTILE ET DANGEREUX :

Ce qui est réellement dangereux, ce ne sont pas les mammographies pour le dépistage du cancer du sein mais les publications partagées sur les réseaux sociaux qui les déconseillent.

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La mammographie est l’un des examens les plus efficaces pour détecter le cancer du sein à un stade précoce.

En France

La mammographie de dépistage est gratuite pour toutes les femmes de 50 à 74 ans. Dans le cadre du programme national : l’Assurance Maladie envoie une invitation pour faire une mammographie tous les deux ans, avec une prise en charge à 100 % et sans avance de frais chez un radiologue agréé, offrant ainsi une détection précoce et un meilleur pronostic. Si vous avez des facteurs de risque (antécédents familiaux, etc.), un dépistage plus fréquent peut être nécessaire et il est également pris en charge. 

En Belgique

La mammographie de dépistage est gratuite tous les deux ans pour les femmes de 50 à 69 ans dans le cadre du programme organisé, elle est réalisée via des centres comme le Mammobile ou les hôpitaux.

Au Canada

La mammographie de dépistage est généralement gratuite et couverte par les régimes publics d’assurance maladie provinciaux pour les femmes admissibles (souvent 50-74 ans), avec des programmes organisés envoyant des invitations, comme au Québec où c’est gratuit et organisé.

  • Attention, l’accès peut varier selon les provinces pour les femmes dans la quarantaine, mais les programmes provinciaux assurent la gratuité une fois admissible, nécessitant souvent une prescription pour les femmes hors programme ou à risque plus élevé, et la Société canadienne du cancer milite pour un accès équitable.

Comme on peut le voir ci-dessus, le dépistage du cancer du sein par une mammographie est conseillé et les conditions sont sensiblement les mêmes en France comme en Belgique, les dépistages étant entièrement gratuits et doivent être réalisés tous les 2 ans pour les femmes dans la tranche d’âge. Pour le Canada, mieux vaut se renseigner car si c’est majoritairement gratuit, il peut y avoir des petites différences selon les provinces.


La mammographie est recommandée tous les deux ans pour les femmes âgées de 50 à 74 ans en France et de 50 à 69 ans en Belgique.

  • Cette tranche d’âge correspond à la période où les risques de développer un cancer du sein sont les plus élevés.
    Cependant, certaines femmes doivent commencer plus tôt, notamment celles ayant des antécédents familiaux de cancer du sein. Dans ces cas-là, une surveillance spécifique peut être mise en place dès trente ou quarante ans, souvent en complément avec une IRM mammaire et une échographie.

Les recommandations évoluent au fil des avancées scientifiques.

Par exemple, une étude récente a montré que les femmes ayant une densité mammaire élevée, c’est-à-dire un tissu glandulaire dense, pourraient bénéficier d’un dépistage plus fréquent, car la mammographie standard est parfois moins efficace sur ces profils.

  • Il est donc essentiel de prendre en compte la densité mammaire pour adapter le dépistage. Plus elle est élevée, plus il est conseillé d’en discuter avec un professionnel afin de déterminer la meilleure approche.

Le dépistage standard concerne les femmes sans facteur de risque particulier.

Une mammographie tous les deux ans entre cinquante et soixante-quatorze ans est recommandée. Ce suivi permet d’optimiser la détection tout en limitant les expositions inutiles aux rayons X.

  • Des études ont montré que le dépistage annuel pour les profils à risque peut réduire de trente-cinq pour cent le taux de mortalité lié au cancer du sein.

L’exposition aux rayons X,

bien que limitée, doit être prise en compte.

Le niveau de radiation est faible, mais il est important de ne pas multiplier les examens inutiles. La mammographie reste un outil essentiel du dépistage, mais elle doit être adaptée à chaque profil médical pour en maximiser les bénéfices tout en réduisant ses inconvénients.

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Non, la mammographie n’est pas aussi cancérigène que certain(e)s le prétendent pour argumenter ses dangers : « Le risque de développer un cancer radio-induit, cancer dont l’apparition est due à une exposition répétée aux rayons X demeure très faible, il est de l’ordre de 1 à 10 pour 100.000 femmes ayant réalisé une mammographie tous les 2 ans pendant 10 ans » explique le Dr Charlotte. 

Comme pour tout ce qu’on voit sur le web ou sur les réseaux sociaux, comme nous le disons à chaque article concernant la santé, le web n’est pas votre médecin.

Il est important de consulter un spécialiste en cas de supposés problèmes.

Dans ce cas, le dépistage du cancer du sein par mammographie est essentiel, et contrairement à ce qui est dit, ou à ce que vous pouvez voir ou lire sur les réseaux, non, le dépistage n’est pas inutile, et non, il n’est pas dangereux pour votre santé. Affirmer le contraire est une déclaration infondée pouvant mettre en danger votre santé.

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