

SUR FACEBOOK EN PREMIER COMMENTAIRE :




L’ivermectine, un médicament antiparasitaire, est devenu populaire sur les réseaux sociaux lors de la crise sanitaire, après avoir été testé – un temps – comme traitement contre le Covid-19.
- Des pseudo-scientifiques érigent désormais ce médicament en remède miracle contre le cancer. Un tableau qui montrerait les doses à prendre en fonction de sa maladie est ainsi particulièrement partagé en ligne.

L’efficacité de l’ivermectine dans le traitement du cancer n’est qu’une piste de recherche et ce médicament est loin de pouvoir être considéré comme une alternative aux traitements existants, comme l’expliquent des experts à l’AFP.
ORIGINE :
Devenu célèbre pendant la pandémie de Covid-19 où il a un temps été étudié pour lutter contre le virus -sans finalement montrer d’efficacité-, le médicament est depuis devenu un sujet récurrent dans une partie de la sphère complotiste qui affirme que ses effets anticancéreux seraient gardés secrets car il ferait une concurrence déloyale aux laboratoires, « Big Pharma », selon leurs termes.
Depuis quelques semaines, un tableau circule ainsi sur les réseaux sociaux, prétendant montrer le protocole à base d’ivermectine à suivre, selon son cancer et son stade.
« L’ivermectine dans les indications cancéreuses. Le plus facile est de trouver des flacons à 10ml qui représentent 315 mg de produit », écrit ainsi un internaute qui se présente comme Dr Edouard Broussalian, homéopathe.
« Il est incroyable qu’un traitement inoffensif, connu depuis 50 ans, efficace contre certains cancers et le COVID, sans effets secondaires, soit interdit dans toutes ces indications uniquement parce que il ne rapporte pas assez d’argent à l’industrie pharmaceutique », affirme cet autre internaute.
Cependant, l’efficacité de l’ivermectine dans le traitement du cancer n’est toujours qu’une piste de recherche et le médicament ne peut pas être considéré comme une alternative aux protocoles standards, expliquent des experts à l’AFP.
L’ivermectine, un traitement antiparasitaire
Le tableau partagé a initialement été publié en juillet 2024 sur Substack par William Makis qui se présente comme « radiologue, oncologue et chercheur sur les cancers » sur son compte Instagram – mais qui était en réalité spécialiste en médecine nucléaire à l’Institut Cross Cancer jusqu’à son licenciement en octobre 2016 pour faute professionnelle, comme le relate le Edmonton Journal (ci-dessous)

William Makis (dont la licence est « inactive » ) est connu pour régulièrement partager de fausses informations.
- Le tableau prétend présenter les différentes posologies d’ivermectine à prendre en fonction de différents cancers.
- On peut par exemple lire qu’une dose inférieure ou égale 0,5mg/kg correspond aux « cancers en rémission, historique familial fort, prédispositions génétiques, prophylaxie », une dose d’1mg/kg pour « la plupart des cancers », 2mg/kg pour les « cancers agressifs (leucémie, pancréas, cancers du cerveau), et une dose supérieure ou égale à 2.5mg/kg pour les maladies très métastasées, très faible pronostic ».
- Il est spécifié que ces dosages n’auraient pas d’effets secondaires sur le long terme, seulement des « effets visuels possibles à court terme et transitoires » pour la plus haute dose.
Mais attention, ces recommandations affichées ne reposent sur aucun protocole scientifiquement établi
L’
est un médicament antiparasitaire utilisé en médecine vétérinaire, mais aussi chez l’homme.
Le site Vidal de référence sur les médicaments précise que
- l’ivermectine est indiquée chez l’homme contre l’anguillulose gastrointestinale, la gale, la microfilarémie à Wuchereria bancrofti, et l’onchocercose
- « Les posologies sont standardisées en fonction du poids du patient et du parasite traité. Il s’agit d’une posologie destinée à une prise unique, pouvant le cas échéant être répétée après deux semaines, voire six ou douze mois », décrit à l’AFP le Pr Claude Linassier, oncologue et directeur du Pôle prévention, organisation et parcours de soins à l’Institut National du Cancer.
Les propriétés anticancéreuses potentielles de l’ivermectine n’ont jamais été démontrées à ce jour dans des essais cliniques.
« On ne peut en aucun cas transposer les données issues d’un modèle expérimental chez la souris au traitement chez l’homme« , abonde le Pr Claude Linassier.
« Avant de pouvoir être utilisé dans le traitement de cancers, tout médicament doit être testé lors de trois types d’essais de recherche clinique.
Pour un schéma d’administration donné, la phase 1 détermine la tolérance, la dose maximale tolérée et la dose recommandée. La phase 2 juge de l’efficacité dans différentes indications.
La phase 3 compare le nouveau médicament à un traitement de référence. Il pourrait être comparé par exemple à une chimiothérapie pour le cancer du sein« , décrit-il.
Contrairement à ce que laissent croire les publications que nous examinons, prendre de l’ivermectine et encore plus aux doses mentionnées n’est pas sans risque.
µ
- « Le produit n’est pas très toxique pour des traitements antiparasitaires ponctuels, dans le cadre des indications de l’autorisation de mise sur le marché (AMM). Cependant, même aux posologies recommandées, des toxicités ont été décrites: hépatiques, cutanées, neurologiques notamment », relève le Pr Claude Linassier.
- « Vous avez peut-être entendu dire qu’il n’y a pas de risques à prendre de fortes doses d’ivermectine. Prendre de fortes doses d’ivermectine peut être dangereux », rappelle également l’administration américaine chargée de la surveillance des denrées alimentaires et des médicaments (FDA).
- « Même des doses d’ivermectine utilisées pour des usages humains approuvés peuvent interagir avec d’autres médicaments, tels que les anticoagulants.
- Vous pouvez également faire une overdose d’ivermectine, ce qui peut provoquer des nausées, des vomissements, de la diarrhée, une hypotension (hypotension artérielle), des réactions allergiques (démangeaisons et urticaire), des étourdissements, une ataxie (problèmes d’équilibre), des convulsions, le coma et même la mort« , complète-t-elle.

Comme nous le disons très souvent :
Des publications postées sur les réseaux sociaux ne sont pas vos médecins, elles vous proposent des faux espoirs d’un médicament miraculeux, seul votre médecin ou oncologue reconnu professionnellement est à même de vous préconiser un traitement adéquat.
- Dans cette publication, suivre ce qu’on vous recommande et qu’on vous présente comme un médicament miracle, à savoir un traitement à l’ivermectine contre le cancer (alors qu’il n’y a pas qu’un seul cancer et que chacun d’eux doit être traité différemment) est non seulement FAUX mais DANGEREUX pour votre santé.

afp.com –

Mar 16 2026
Non, l’ivermectine n’est à ce jour pas considéré comme un traitement contre le cancer.
SUR FACEBOOK EN PREMIER COMMENTAIRE :
L’ivermectine, un médicament antiparasitaire, est devenu populaire sur les réseaux sociaux lors de la crise sanitaire, après avoir été testé – un temps – comme traitement contre le Covid-19.
ORIGINE :
Devenu célèbre pendant la pandémie de Covid-19 où il a un temps été étudié pour lutter contre le virus -sans finalement montrer d’efficacité-, le médicament est depuis devenu un sujet récurrent dans une partie de la sphère complotiste qui affirme que ses effets anticancéreux seraient gardés secrets car il ferait une concurrence déloyale aux laboratoires, « Big Pharma », selon leurs termes.
Depuis quelques semaines, un tableau circule ainsi sur les réseaux sociaux, prétendant montrer le protocole à base d’ivermectine à suivre, selon son cancer et son stade.
Cependant, l’efficacité de l’ivermectine dans le traitement du cancer n’est toujours qu’une piste de recherche et le médicament ne peut pas être considéré comme une alternative aux protocoles standards, expliquent des experts à l’AFP.
L’ivermectine, un traitement antiparasitaire
William Makis (dont la licence est « inactive » ) est connu pour régulièrement partager de fausses informations.
Mais attention, ces recommandations affichées ne reposent sur aucun protocole scientifiquement établi
L’
est un médicament antiparasitaire utilisé en médecine vétérinaire, mais aussi chez l’homme.
Le site Vidal de référence sur les médicaments précise que
Les propriétés anticancéreuses potentielles de l’ivermectine n’ont jamais été démontrées à ce jour dans des essais cliniques.
Pour un schéma d’administration donné, la phase 1 détermine la tolérance, la dose maximale tolérée et la dose recommandée. La phase 2 juge de l’efficacité dans différentes indications.
µ
Des publications postées sur les réseaux sociaux ne sont pas vos médecins, elles vous proposent des faux espoirs d’un médicament miraculeux, seul votre médecin ou oncologue reconnu professionnellement est à même de vous préconiser un traitement adéquat.
afp.com –
By Team Hoax-Net • Médical/Santé • • Tags: ivermectine, ivermectine contre le cancer, remède cancer ivermectine