Non, lors du décès d’un animal de compagnie on ne peut pas l’enterrer dans son jardin en France et au Québec.

Après avoir lu des publications sur le web, des internautes nous ont contactés par le biais de notre messagerie sur la page hoax-net.be ou via l’email de ce site pour savoir ce qu’il en était exactement sur l’enterrement d’un animal de compagnie (chat et chien principalement) dans son jardin.
En effet, d’anciennes publications sur le web prétendaient que c’était autorisé, et malheureusement ce qui est publié y reste souvent à vie…

Qu’en est-il ? est-ce autorisé ou non ?

La législation est différente selon les 3 pays francophones qui nous suivent régulièrement sur notre page Facebook et son site web.

La perte d’un animal de compagnie est un moment difficile à traverser. La tentation est grande de vouloir le garder près de soi. Des règles existent. On vous les explique.

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Législation par ordre alphabétique :

Pour la Région wallonne et Région de Bruxelles-Capitale en Belgique :

Vous pouvez enterrer votre animal de compagnie dans votre jardin si :

  • il pèse moins de 10 kg et si il est mort d’une cause naturelle.

Attention, vous devez avoir l’autorisation de votre commune.

Si vous ne remplissez pas ces conditions, vous devez :

  • incinérer votre animal en crématorium.
  • l’enterrer dans un cimetière pour animaux.
  • donner votre animal à un vétérinaire, qui le confiera à une institution spécialisée.
  • Ces services sont généralement payants.

Depuis le 1er septembre 2024, vous pouvez demander :

  • à être enterré avec les cendres de votre animal de compagnie ;
    ou
  • à disperser vos cendres avec les siennes.

Evidemment, il faut que votre animal soit décédé avant vous et que vous ayez gardé ses cendres.
S’il est vivant à votre décès, ce n’est pas possible.

Vous devez exprimer ce souhait par écrit, dans votre déclaration de dernières volontés.
Vous trouverez un modèle de déclaration sur le site de votre commune.
Vous devez ensuite donner cette déclaration à votre commune.

Attention la réglementation est différente pour la région néerlandophone !

Pour le Canada et le Québec :

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Non. La loi québécoise considère le corps de votre compagnon comme une matière résiduelle. Il est donc interdit de l’enterrer dans un lieu non autorisé.

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Dans le reste du Canada, la réglementation varie.

Dans certaines villes, c’est permis et dans d’autres, non.

Selon des vétérinaires consultés, ce ne serait pas prudent d’enterrer son animal dans sa cour. Si votre compagnon a été euthanasié, les produits utilisés peuvent contaminer l’environnement et nuire aux animaux des environs.

Quelques options s’offrent à vous. Si l’animal décède en clinique, le vétérinaire peut prendre la crémation en charge moyennant des frais. Si l’animal décède ailleurs, vous pouvez aussi le confier à une clinique vétérinaire ou à une entreprise spécialisée en crémation animale.

Pour la FRANCE :

Enterrer son chien ou un autre animal de compagnie dans son jardin est strictement interdit en France depuis le 1er janvier 2016, quelle que soit la taille de l’animal. Cette pratique est passible d’une amende de 3 750€. Face au décès de votre compagnon, vous devez vous tourner vers des solutions légales dans les 48 heures.

  • Abrogation article L226-4 du Code Rural en 2015
  • Aucune exception selon poids de l’animal
  • Déclaration obligatoire fichier I-CAD sous 48h
  • Dispersion cendres autorisée dans votre jardin
  • 50% propriétaires ignorent encore cette interdiction

Que dit exactement la loi française sur l’enterrement des animaux de compagnie ?

L’abrogation de l’article L226-4 du Code Rural en 2015 a définitivement interdit l’inhumation d’animaux domestiques sur propriété privée.

Cette mesure s’applique sans exception à tous les animaux de compagnie, du plus petit au plus grand gabarit.

Votre terrain, même étendu, ne vous autorise plus cette pratique.

L’interdiction couvre également les forêts privées et autres espaces non bâtis. En cas d’infraction, l’amende de 3 750€ reflète la gravité accordée par les autorités à cette question sanitaire.

L’incinération est la solution la plus courante

La crémation constitue l’alternative privilégiée par la majorité des propriétaires. Trois formules s’adaptent à vos attentes :

  • Incinération collective : économique, sans restitution des cendres
  • Incinération individuelle : récupération garantie dans une urne personnalisée
  • Incinération privée : accompagnement psychologique durant le processus

La loi vous autorise à disperser les cendres dans votre jardin ou à les conserver au domicile. Cette possibilité compense partiellement l’interdiction d’inhumation directe.

Lors du décès d’un animal de compagnie, il est impératif de bien vous renseigner auprès des autorités compétentes de votre ville, de votre région et de votre pays de ce que vous pouvez faire ou non, les législations pouvant être différentes selon les provinces comme en Belgique ou au Canada.

La France se démarquant de ces pays par une interdiction totale.

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