Oui, de petits insectes peuvent se cacher dans vos fraises, mais ils sont sans danger pour l’être humain.

Depuis mai 2020, plusieurs vidéos montrant des insectes qui sortent des fraises après qu’elles ont baigné dans de l’eau salée pendant plusieurs minutes font le tour du web. Les publications proviennent principalement de Facebook et sont toujours visibles et partagées de façon virale.

Beaucoup d’internautes s’inquiètent sur ces petites larves (comme ci-dessous), raison pour laquelle nous réalisons un article sur le sujet :

Avec une recherche sur l’image et quelques mots-clés (fraises – larves -sels), nous pouvons remonter jusqu’à un article du média canadien « ici.radio-canada.ca » traitant le sujet et datant du 16 juin 2020 :

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Plusieurs vidéos montrant des insectes qui sortent de fraises après qu’elles ont baigné dans de l’eau salée pendant plusieurs minutes font le tour du web depuis la fin mai.

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Si les images partagées sont vraies, il n’y a toutefois aucun danger à avaler ces petites bestioles.

Plusieurs versions de cette expérience ont été partagées sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, mais tout a commencé sur TikTok en 2020. Tremper ses fraises dans de l’eau salée est devenu un défi à reproduire. Certaines des vidéos ont accumulé des centaines de milliers de mentions « J’aime », et en 2026 les vidéos se sont propagées surtout sur Facebook .

  • Si certaines des vidéos montrent des gens qui se servent simplement d’eau tiède et de sel, d’autres y ajoutent également du vinaigre.

Espèce envahissante

L’espèce d’insecte qui s’attaque aux petits fruits est la drosophile à ailes tachetées, une espèce envahissante de mouche découverte au Japon en 1916.

Au Québec, ce sont surtout les framboises, les bleuets et les fraises qui sont affectés, dit André-Philippe Drapeau-Picard, préposé aux renseignements entomologiques de l’Insectarium de Montréal. La femelle creuse un trou dans la surface du fruit, pond son œuf à l’intérieur, et la larve qui en sort mange le fruit par l’intérieur.

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En Europe, tout comme au Québec, les « drosophiles » s’attaquent aux fruits rouges ».

Le trou fait par la femelle adulte peut aussi devenir une porte d’entrée pour d’autres insectes ou différentes moisissures.

Le problème, oui, c’est la mouche, mais c’est aussi tous les autres ravageurs qui viennent avec, soutient André-Philippe Drapeau-Picard.

Différentes techniques sont utilisées pour gérer leur présence dans les cultures.

  • L’une d’entre elles consiste à dépister leur présence à l’aide de pièges pour ensuite appliquer des insecticides ou entourer les plants de filets.
  • la cueillette quotidienne, qui réduit la prolifération beaucoup plus que si on les ramasse aux trois jours.

Même chose pour la récolte de fruits tombés par terre : même si l’on ne les vend pas, ils peuvent favoriser la prolifération de ces drosophiles, explique le préposé aux renseignements entomologiques de l’Insectarium de Montréal.

M. Drapeau-Picard souligne d’ailleurs

que le bain d’eau salée est une méthode de dépistage reconnue dans l’industrie.

Sans danger pour l’être humain

Même si les agriculteurs font leur possible pour limiter la prolifération de la drosophile à ailes tachetées, il est possible, et même normal, que certains insectes se trouvent dans vos fraises.

C’est plus l’apparence du fruit que le nombre de larves qu’on regarde pour contrôler la qualité. S’il y en a beaucoup dans un fruit, il ne sera pas beau et ne sera pas vendu. C’est normal qu’il y en ait et ce n’est pas grave, maintient André-Philippe Drapeau-Picard.

Aucune étude n’a montré la dangerosité d’ingérer une drosophile à ailes tachetées ou toute autre espèce d’insecte qui envahit des cultures de fruits.

Notre estomac est assez acide pour les tuer. On peut voir ça comme une source supplémentaire de protéines dans notre alimentation ! lance M. Drapeau-Picard.

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