NON, il n’a jamais été question d’abattre ces chevaux.

5-HOAX-NET ENTETE

Les autorités américaines examinent sérieusement la possibilité de tuer 45 000 mustangs afin de faire place à des fermes et à des pâturages pour bovins.
D’après le journal The Independent, au moins 50 000 mustangs vivent de nos jours sur le territoire des Etats-Unis. Ainsi, la mort, ou plutôt l’extermination, de 45 000 spécimens pourrait porter le coup de grâce à la population de ces animaux sauvages. En cas de promulgation de ce projet, ce sont les contribuables qui vont s’en charger, poursuit le quotidien, sans toutefois préciser de quelle façon le gouvernement compte y procéder. […]
Source : fr.sputniknews.com

1-STATUT FAUX

Cet article emploie le conditionnel certes, mais son ton est inquiétant alors que cela ne correspond en rien à une décision qui a été prise officiellement !
Contexte
Les autorités fédérales des Etats-Unis tirent la sonnette d’alarme sur le trop grand nombre de chevaux sauvages dans l’Ouest Américain. Elles voudraient limiter leur nombre à 25 000, alors que le pays compte déjà plus de 50 000 mustangs, et ils seront 150 000 dans cinq ans si rien n’est fait pour endiguer leur expansion. Un problème d’autant plus grand que ces chevaux se reproduisent vite, dévorent tout sur leur passage et chassent les autres troupeaux, ce qui crée des conflits avec certains éleveurs.
Solutions proposées
Sachant que les États Unis interdisent officiellement l’abattage des mustangs, différentes méthodes sont lancées sans résultat, ce qui a poussé les autorités fédérales à proposer un million et demi de dollars de récompense à qui trouvera une solution durable au problème des chevaux sauvages.

1. Capture/Dressage/Vente :
L’agence fédérale organise régulièrement des round-up (captures). En 2010, il était prévu de capturer 13 000 chevaux sauvages.
La capture se fait à l’aide d’un hélicoptère et de plusieurs hommes à cheval. Le pilote, grâce au bruit de l’appareil, entraîne les mustangs vers le fond du canyon où les cow-boys ont installé une sorte d’entonnoir composé de toile de jute tendue sur des pieux métalliques, qui aboutit à un corral fermé par une barrière. Le pilote ramène les chevaux vers le piège comme le ferait un chien de berger qui tourne autour de son troupeau. Simultanément, les cow-boys bondissent de derrière les fourrés et jouent les rabatteurs en déferlant au galop sur les chevaux sauvages. (…)
Quand la session de capture s’achève, les chevaux sont transférés vers un centre d’adoption. Celui du Colorado se situe à l’intérieur d’un pénitencier de Cañon City. Là, après avoir été examinés par un vétérinaire, les animaux sont dressés par des prisonniers avant d’être proposés à des particuliers. Mais le nombre d’adoptions ne cesse de chuter. Pas moins de 2200 mustangs attendent vainement preneur rien qu’à Cañon City. En tout, le BLM héberge ainsi 34.000 chevaux aux frais du contribuable. Pour le budget fédéral, l’entretien annuel de ces animaux coûte environ 40 millions de dollars auxquels il faut ajouter la facture des opérations de capture (sous-traitées à des entreprises spécialisées) qui se monte à environ 35 millions de dollars. En moyenne, Washington débourse 1000 dollars (790 euros) par an pour chaque mustang, en captivité ou en liberté.

2. Stérilisation :
La solution la plus efficace serait de découvrir un moyen durable et économique de stériliser ces animaux, mais cette méthode de régulation est impossible à mettre en place pour des raisons économiques et pratiques (par exemple, le médicament contraceptif n’est efficace qu’une paire d’années).

3. Refuge :
En 2010, une milliardaire américaine avait pour projet de créer dans le Nevada un sanctuaire pour que 30 000 mustangs puissent gambader librement et échapper aux mesures de régulation. Le projet se transforma en ranch de luxe destiné aux touristes.

4. Abattage :
Cette décision intervient après la proposition d’un comité consultatif (The National Wild Horse and Burro Advisory Board) de tuer plusieurs chevaux invendus, et qui avait suscité l’indignation de la part des militants des droits des animaux. Tom Gorey, un porte-parole du Bureau of Land Management (Bureau d’aménagement du territoire), a déclaré dans un courriel que l’agence « poursuivra sa politique actuelle de soins pour les chevaux et les ânes sauvages impayés ou invendus » et qu’il n’est pas question de « vendre ou envoyer des animaux à l’abattoir. »
N’oublions pas qu’au Far West, les mustangs sont considérés comme des icônes de l’Amérique du Nord !

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Sources : FranceTV InfoLe FigaroLe Point (stérilisation) – Le Point (refuge) – ReutersBLM


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