Non, la 5G ne détruit pas les arbres.

Une antenne 5G qui « détruit les arbres » ? Non

Un photomontage OUI

Sur Facebook, une photo prétendûment prise dans le jura montre une installation 5G au sommet d’un sapin à moitié calciné, et alerte sur les dangers de cette technologie de communication mobile. Il s’agit en réalité d’un photomontage peu réaliste montrant une antenne antérieure à la 5G.

Aucune expérimentation de 5G n’est en cours dans le jura, comme le montre notamment la carte de suivi réalisée par l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes).

Voici la Carte des expérimentations 5G :

Le canton du jura, en Suisse, se montre encore plus catégorique – même s’il a récemment décidé de suspendre l’installation de nouvelles antennes 5G par principe de précaution : « Le montage photo ne mérite pas plus de commentaires, aucune antenne de téléphonie mobile ne peut être installée sur un arbre.« 

Le directeur général de l’agence nationale des fréquences (ANFR) a déclaré : « A ma connaissance, il n’y a pas d’expérimentation de 5G en cours dans le jura, elles se font plutôt dans des zones urbaines. Et, surtout, ce que l’on voit au sommet du mât n’est pas une antenne 5G. Cette dernière est carrée alors que l’installation sur la photo ressemble plutôt à une antenne 2G, 3G ou 4G. »

Ensuite, l’antenne de la publication à gauche ci-dessous, est exactement la même que celle figurant sur ce cliché d’une antenne 5G pris le 31/01/2019 dans la banlieue de Dickson à Canberra (Australie) par l’agence AAP (à droite ci-dessous).

 

Il manque néanmoins le cache-câbles en métal à gauche sous l’antenne, qui a été retiré à l’aide d’un outil de retouche d’images, accréditant ainsi l’hypothèse d’un photomontage.

L’AFP a contacté M. Hostettler jeudi 20 juin par téléphone. Celui-ci a totalement assumé : « J’ai fait cette fake news exprès pour relancer un peu le débat sur la 5G car ça s’est de nouveau calmé et tout le monde part en vacances. 

Il a ajouté : 4.000 partages, c’est exponentiel, ça devient un phénomène sociologique », même s’il a « hésité à enlever l’image ». « Je suis dépassé, ça fait presque peur. Je veux pas que ça dérive, à 10.000 partages je vais remettre la photo de base sans le montage »
L’intention de M. Hostettler est louable quand il dit vouloir remettre la photo de base, mais nous savons tous très bien qu’une fois qu’une photo/montage est publiée, il est trop tard… pour rattraper le coup !

Arcep – AFP  –