Non, le parfum vaporisé sur la peau du cou ne va pas directement à la glande thyroïde et n’affecte pas sa fonction.

Les réseaux sociaux avertissent que le parfum vaporisé sur le cou peut endommager la glande thyroïde ou/et déstabiliser les hormones.

Cependant, les experts contredisent clairement cette version.

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La revendication

Le parfum sur le cou est dangereux car les parfums peuvent atteindre directement la glande thyroïde et perturber l’équilibre hormonal. Par exemple, les phtalates ou les substances musquées synthétiques sont mentionnées. Des symptômes tels que la fatigue, les troubles du sommeil ou la prise de poids sont favorisés par cela.

Expliqué brièvement

En ligne, il est affirmé que le parfum sur le cou nuit à la glande thyroïde car les ingrédients passent directement à travers la peau jusqu’à la glande endocrine.

Les dermatologues, thyroïdologues et l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR) ne sont pas d’accord :

  • La glande thyroïde ne se trouve pas directement sous la peau et il n’y a pas de transition directe. Même lorsque des substances pénètrent dans le corps, elles sont distribuées dans la circulation sanguine – quel que soit leur lieu d’application.
  • Au contraire, il est possible que des irritations cutanées ou des réactions allergiques aient été prouvées, mais pas de dommages directs à la glande thyroïde par pulvérisation sur le cou.

Analyse – Les faits qui la sous-tendent

L’anatomie s’oppose à cette affirmation

La glande thyroïde se trouve à l’avant du cou, mais pas directement sous la peau. Entre la surface de la peau et la glande thyroïde se trouvent les muscles et d’autres tissus.

  • Les experts expliquent donc qu’il n’y a pas de « pénétration » directe des parfums de la peau vers la glande thyroïde.
  • La barrière cutanée est considérée comme un mécanisme de protection efficace.
  • Si elle est surmontée et qu’une substance entre dans le corps, elle est distribuée dans la circulation sanguine. Le lieu d’application ne joue pas un rôle particulier dans la fonction thyroïdienne.
  • L’affirmation centrale en ligne – cou égale tension thyroïdienne directe – doit donc être classée comme fausse.

Perturbateurs endocriniens : ce qui est connu et ce qui ne l’est pas

Néanmoins, une vision différenciée est importante.

Certains ingrédients, y compris certains phtalates ou composés musqués synthétiques, sont abordés en lien avec les effets hormonaux possibles. Des agences de recherche telles que les National Institutes of Health (NIH) étudient depuis des années les substances dites actives endocriniennes.

Cependant, le facteur décisif est que la question de savoir si et dans quelle mesure ces substances ont réellement des effets sur la santé dans la vie quotidienne dépend de la dose.

En réponse à une demande du site de recherche du Tagesschau, le BfR souligne que les effets hormonaux ne peuvent survenir qu’au delà d’une certaine concentration – ce seuil dépend de la substance.

Les cosmétiques dans l’UE sont également soumis à une évaluation de sécurité obligatoire.

  • Les ingrédients ayant des effets nocifs prouvés sont interdits. Selon l’évaluation du BfR, il n’y a donc aucun effet néfaste sur la santé à prévoir des produits approuvés sur le marché européen.
  • Aucun lien direct et scientifiquement prouvé entre l’utilisation normale du parfum au cou et les maladies thyroïdiennes n’a été prouvé.

Ce qui peut réellement se produire

D’autres effets secondaires sont bien mieux documentés :

  • Les parfums sont parmi les déclencheurs les plus courants d’irritation cutanée et d’eczéma.
  • Chez les personnes sensibles, les parfums peuvent provoquer une irritation respiratoire.
  • Certains ingrédients augmentent la sensibilité de la peau à la lumière, ce qui peut favoriser la pigmentation.

Cependant, ces effets affectent la peau ou les voies respiratoires, et non spécifiquement la glande thyroïde.

  • Il n’existe aucune preuve fiable pour affirmer que le parfum endommage directement la glande thyroïde du cou.
  • L’argumentation anatomique et toxicologique des contributions en ligne ne résiste pas à un examen professionnel.
  • une affirmation causale scientifiquement non prouvée est présentée avec un langage dramatisé.

mimikama.org