Non, le Coronavirus n’a pas été crée en 2003 aux USA.


Le Message :

Bon vous savez je ne voudrais pas mourir bête alors j’ai fait des recherches sur des sites médicaux américains, je découvre que le Coronavirus n’est pas nouveau, a été crée en 2003 aux USA et que bizarrement quelque chose devrait se passer ce 24 janvier 2020 ! Le dossier a exactement 72 pages et en anglais ! Je vous mets 2 extraits que j’ai récupérés sur deux sites différents qui disent la même chose ! Tout kouyon mô Senpyè en 1902 ! Si quelqu’un veut je peux transférer le dossier complet par e.mail ! Putain c’est en anglais !

Cette publication dit ceci : « Bon vous savez je ne voudrais pas mourir bête alors j’ai fait des recherches sur des sites médicaux américains, je découvre que le Coronavirus n’est pas nouveau, a été crée en 2003 aux USA », or, c’est FAUX.

Le coronavirus est un virus de très grande taille. Il en existe toute une famille qui touche aussi bien l’être humain que l’animal.

En effet, le nom « Coronavirus » écrit seul comme ceci désigne une famille de virus, il en existe plusieurs variantes, toutes appelées « Coronavirus » accompagnées d’une dénomination spécifique.

Les coronavirus sont des virus à ARN fréquents, de la famille des coronaviridés, qui sont responsables d’infections digestives et respiratoires chez l’homme et l’animal. Le virus doit son nom à l’apparence de ses particules virales, portant des excroissances qui évoquent une couronne. Les virions, qui sont constitués d’une capside recouverte d’une enveloppe, mesurent 80 à 150 nm de diamètre.
Celui qui sévit actuellement  porte le nom de 2019-nCoV.    

  • Le HCoV-229E et HCoV-0C43, tous deux découverts dans les années 1960.
  • Le SARS-CoV,  le HCoV-NL63 découvert en 2004 aux Pays-Bas.
  • Le HCoV-HKU1 découvert en 2005 à Hong-Kong.
  • Le MERS-CoV découvert en 2012.
  • Le 2019*nCoV en 2019 en Chine.

La référence des deux captures écran du brevet de 2003 de la publication est une autre sorte de « Coronavirus », le SRAS (« SARS-CoV » de son nom scientifique complet). On peut facilement le vérifier grâce au numéro de brevet, et il n’a rien à voir avec l’actuel. Le « SRAS » toucha 8.000 personnes dans 30 pays en 2002-2003 et fit plus de 700 morts, selon l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé).

Certaines publications, surtout anti-vaccin, crient au scandale en prétendant que les États-Unis aurait créé le virus « Coronavirus » en 2003 afin de rentabiliser les laboratoires scientifiques pour la recherche d’un futur vaccin. Même si le brevet de 72 pages, dont 2 figurent dans la publication sont bien de 2003, ça ne tient pas la route puisque comme vous venez de le voir ci-dessus, le virus de 2003 n’est pas le même que  l’actuel, le virus dont il est question – SARS-CoV – est celui qui a sévi entre 2002 et 2003, en Chine, et qui est la cause du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS)

De plus il est FAUX de laisser penser qu’il a été breveté  parce que le « Coronavirus » a été créé ou parce qu’il est protégé.  En effet, le terme « breveter » dans ce cas, veut simplement dire qu’ils sont les premiers à avoir réussi à isoler ce virus en laboratoire aux États-Unis .

Toujours de la même façon. « La transmission de ces virus se fait par voie aérienne, par contact direct avec des sécrétions ou par l’intermédiaire d’un objet contaminé« , explique l’Institut Pasteur sur son site. Concrètement, le virus se propage par les voies respiratoires, lorsqu’une sécrétion comme du mucus ou de la salive passe d’une personne à l’autre. La contamination peut se faire aussi par l’intermédiaire d’un objet :  un premier individu atteint par le coronavirus peut ainsi contaminer une poignée de porte qui sert alors de vecteur vers une seconde personne quand elle s’en saisira.

« A ce jour, il n’existe aucun vaccin ni traitement spécifique contre ces virus« , explique l’Institut Pasteur. Le seul moyen d’éviter la propagation de la maladie consiste à mettre les patients atteints en quarantaine, le temps que les symptômes disparaissent d’eux mêmes. Et comme il s’agit d’un virus, les antibiotiques n’ont pas d’effet.
Mais trois équipes distinctes de chercheurs vont se lancer dans la mise au point d’un vaccin, selon la Coalition pour l’innovation en matière de préparation aux épidémies (CEPI), qui précise que l’objectif est d’obtenir au moins un vaccin potentiel en phase d’essais cliniques d’ici le mois de juin.

lemonde.frsciencesetavenir.fr  – futura-sciences.comfrancetvinfo.fr Institut Pasteur  – factuel.afp.comjournals.lww.com